This is a cloud of smoke
Trying to occupy space

 

 

I Didn't Understand, Elliott Smith



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Vieilleries

 


 

[L'auteur]

Marlène TISSOT est venue au monde inopinément. A cherché un bon bout de temps avant de découvrir qu'il n'y avait pas de mode d'emploi. Sait dorénavant que c'est normal si elle n'y comprend rien à rien. Raconte des histoires depuis qu'elle a dix-ans-et-demi et capture des images depuis qu'elle a eu de quoi s'acheter un appareil. Ne croit en rien, surtout pas en elle, mais sait mettre un pied devant l'autre et se brosser les dents. Ecrira un jour l'odyssée du joueur de loto sur fond de crise monétaire (en trois mille vers) mais préfère pour l'instant se consacrer à des sujets un peu moins osés.

PS : J'ai aussi un petit oiseau bleu, pas du genre qui palpite dans la cage thoracique, mais du genre que je nourris assez peu, du genre qui fait un peu ce qu'il veut, il n'est pas dans une cage et les fils à la patte, c'est pas mon truc... N'empêche, j'ai un petit oiseau bleu.

 


 

[Bibliographie]

 

[Voir la liste complète ICI]

 

Lame de fond

Ed. La Boucherie Littéraire

 

 


 

Histoires (presque) vraies
Editions Pédalo Ivre

 

 


 

Le poids du monde
Editions Lunatique


 


 

J'emmerde...

Editions Gros Textes

 

 


 

Sous les fleurs de la tapisserie

Editions Le Citron Gare

Illustrations de Somotho
Lauréat du prix du CoPo

 

 


 

Mailles à l'envers
Editions Lunatique, collection Romans

Primé au festival Premier Roman de Laval
 


Sélectionné pour représenter la France au Festival Européen du premier roman à Kiel

 



Les choses ordinaires
Kiss My Ass Editions
 

 


 

Mes pieds nus dans tes vieux sabots bretons, collection 8pA6 de La Vachette Alternative


 


 

Nos parcelles de terrain très très vague, Éditions Asphodèle, Collection Minuscule

 

disponible également via Fnac, Chapitre, Amazon, Place des Libraires
 


 

London Trip Diary, At Home Editions

 


disponible via

 


 

Celui qui préférait respirer le parfum des fleurs, collection 8pA6 de La Vachette Alternative

 



[Voir la bibliographie complète]
 



 

[Parutions en revue]

 

A la dérive - L'Angoisse - Borborygmes - Cabaret - Charogne - Chos'e - Coaltar - Cohue - Comme en poésie - Dissonances - Diptyque - Freak Wave - Interlope - Interruption - I.H.V - Katapulpe - L'Ampoule - L'Autobus - Le Chant du Monstre - Les Cahiers d'Adèle - Les tas de mots - Levure Littéraire - Mauvaise graine - Microbe - Magnapoets - Népenthès - Nouveaux Délits - Poésie/Première - Revue Squeeze - Traction Brabant - Trace écarT - Le Zaporogue 


 

[Participations]

 

CroutOthon - FPDV - Le Quotidien des Martyrisés - Les 807 -  Les Etats Civils - Les Histoires Noires - OnLit - Sistoeurs.net - Vents Contraires - Vous dites ? 
 



[Email]

 

marlene.tissot@gmail.com
 

[Marlène ailleurs]

 

Sur Flickr
Sur DIYZines
Sur Vents Contraires

Sur On Lit

Sur Les Etats Civils
Sur Sistoeurs.net
Sur Fulgures.com

 


 

[Liens]


 

[Note]

 

Licence Creative Commons
Les textes et photos de Marlene Tissot sont mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France.
Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à http://monnuage.free.fr

 

 

 

 

Jeudi 31 décembre 2015

On se retrouve de l'autre côté !



[Ce qui ressemble à la fin est souvent le début]
 


Mercredi 30 décembre 2015

Chemin de faire

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Et la pénombre n’arrêtait pas d’enfler
Je crois que j’avais épuisé la lumière avec mes conneries
Même l’interrupteur refusait de pencher de mon côté

Peut-être que mon avenir est coincé dans un fortune cookie
Quelqu’un a raturé les lignes de ma main
Demain est un nouveau départ
On ne sait jamais trop où ça mène, les départs
Et je ne parle pas de destination, non
Plutôt de transport, d’émotion

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Et pourtant, je rêvais de train
Je m’inventais un chemin de faire
Probable que je déraillais

Reste pas planté là, j’ai dit à mon rêve qui prenait racine
Il y a des moments où il faut savoir éclore une conversation
Laisser germer les sentiments à prise rapide
Il parait que l’espoir peut fleurir plusieurs fois
J’invente rien
Je laisse juste la nuit me redessiner
 


Mardi 29 décembre 2015

Désordre

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Mais la nuit s’en moquait
Peut-être même qu’elle se payait ma tête
J’en sais rien
Les volets étaient fermés, j’ai ouvert un livre
Il s’y passait des choses plus ou moins explicites
Entre un homme et une femme
J’ai décidé de rester de marbre
Les mots ne me faisaient ni chaud ni froid
Moi, tu vois, l’amour, j’y crois pas
Et puis, de toute manière, embrasser, j’aime pas ça
Enfin, c’est ce que je pensais avant que tu me prêtes tes lèvres

Il y a toujours un virage dans les livres
Un moment où on pense :
C’est bon, j’ai pigé où tu comptes m’emmener
Si l’auteur n’est pas trop con, on fait fausse route

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Mais j’ai pas terminé le livre
Je l’ai refermé à la page deux-cent-quarante-et-un
(la dernière page ornée d’un nombre premier)
Je sais, c’est con mes petites manies de compteuse
Il y en a qui disent que je suis dérangée
Pourtant, j’ai tout tenté pour me ranger
J’ai appliqué le programme à la lettre
Boulot mariage enfant, le tiercé dans l’ordre
Rien à faire, c’est toujours le foutoir
Et tes désirs, on en parle ?
Pas la peine, là aussi c’est désordre
 


Dimanche 27 décembre 2015

L'humeur du dimanche : Demain sera léger

 


Samedi 26 décembre 2015

Mot barré #41


Vendredi 25 décembre 2015

J'emmerde les files indiennes [new]

Parfois je suis
du verbe suivre plus que
du verbe être

 


Jeudi 24 décembre 2015

A ta santé, Santa !


[Photo Bruce Gilden, New York 1968]
 


Mercredi 23 décembre 2015

L’envergure d’un insecte

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Il y avait les craquements de vinyle du disque monde rayé
Ou peut-être juste le bruit du vent qui balaie les étoiles
Difficile à dire
Ça se passait de l’autre côté des volets, hors de portée
J’aurais pu me lever, ouvrir en grand, vérifier
Mais les draps me retenaient
J’étais coincée là, comme le chat de Schrödinger dans sa boîte
Vivante et morte à la fois

Parfois, j’ai peur de devenir aveugle du coeur
Le jour, c’est plus facile
Quand tout ce qui brille est dehors
Je cache mon amour dans la lumière

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Je faisais des puzzles avec les souvenirs
Pas toujours évident de se faire à l’idée d’être soi
La vie, c’est pas que ça, il faut savoir fermer les yeux
Laisser assez de place à l’imagination
Par exemple là, tu vois, je dessine l’aube sous mes paupières
On dirait que les nuages accélèrent
Je passe en pilote automatique
Quand on a l’envergure d’un insecte faut savoir rester prudent
 


Mardi 22 décembre 2015

MGv2 Publishing

Dans la série X & Compagnie, je fais aussi mon petit numéro pour un recueil compilant des écritures d'auteures qui me touchent, d'auteures de caractères, d'auteures talentueuses, d'auteures aux univers variés et forts. Le numéro peut être commandé ICI (et pour ceux qui, comme moi, trouvent que les frais de port imposés par la plateforme Lulu sont abusifs, revenez de temps en temps, j'annoncerai quand il y aura des codes promo pour commander sans frais de port)
 


Lundi 21 décembre 2015

La chute

En sursis
comme une feuille
dans l’automne naissant
pas encore détachée mais
tremblante déjà
à l’idée de la chute et
quand je tremble dans tes bras
c’est parce que je n’y suis plus tout à fait
c’est parce que je me prépare à tomber
de haut
 


Dimanche 20 décembre 2015

L'humeur du dimanche : ne plus oublier


[Les Ateliers du Hanneton, Charpey, photo Marlene T.]
 


Vendredi 18 décembre 2015

Entre hier et demain

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
La couverture valsait et l’hiver hésitait à venir
J’aurais pu dégivrer mon frigo
Digérer les paroles de trop
Souvent, je vais au plus simple : j’attends que le vent tourne
Comme n’importe quelle éternité, l’enfer se mérite

Je suis mal répartie
Question de dosage des ingrédients
Trop de ceci, pas assez de cela
On fait avec, on fait sans blanc
J’accuse le coup
J’accuse tous les coups (c’est permis)
Il faut bien trouver des coupables

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Ça commençait à me fatiguer sérieusement
Il était temps d’expérimenter de nouvelles formes d’insomnie
Passer en revue les maladies
Au commencement de la vie, j’ai eu le cancer de l’amour propre
Une ablation de l’égo, c’est pas mortel, mais après ça penche un peu

La géométrie, c’est du sérieux
Une hypoténuse sans angle droit, c’est juste un trait tiré
Je fais des math quand je m’ennuie
Mais la nuit, je n’y arrive pas
Trop d’inconnues dans les équations
Si personne ne trouve la solution, je vais rester là bêtement
Coincée entre hier et demain
 


Jeudi 17 décembre 2015

Mot barré #40


Mercredi 16 décembre 2015

On n’est pas allé voir la mer

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Et je crois que la lune était pleine
A moins que ce ne fut moi
Faut pas tout mélanger
Il y a un ordre à respecter
Comme pour la mayonnaise, sinon, ça ne prend pas
On ne m’y reprendra pas !
C’est ce que je me dis à chaque fois

En fait, tu vois, il n’y a pas que la nuit que je mens
Mais faudrait voir à pas confondre éthylisme et Attila, hein !
Moi je ne fais de mal à personne

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Et il y a eu le bruit des vagues
Mais c’est parce que je venais de tirer la chasse
On n’est pas allé voir la mer, tu te rappelles ?
C’est con de se souvenir des choses qu’on n’a pas faites
Remarque, le reste, je m’en souviens aussi
Et forcément, quand je pense au futur, je perds un peu le Nord
A rêver comme une idiote de ta fenêtre plein Est

Il suffit de pas grand-chose pour se noyer, et pourtant je sais nager
Tu es peut-être trop profond pour moi
Je perds pied
 


Mardi 15 décembre 2015

Besoin d’amour

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Et j’aurais pu en profiter pour m’épiler les sourcils
Rétablir un peu la symétrie
Même si c’est pas ça qui m’aurait rendue moins bancale
T’approche pas trop, je suis casse-gueule
C’est dangereux
Attention chute de pierres

J’ai jamais supporté les convois d’anges heureux
La banderole scotchée sur la lunette arrière et
La moumoute sur le volant des R12
Les jeunes mariés
Les amoureux
Je trouve ça plutôt vulgaire

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Mais ça m’empêchait pas d’avoir les idées claires
Pas lumineuses, non
Juste limpides
Comme un grand verre d’honnêteté
Et j’ai bien dû reconnaitre que, bordel
C’est fatiguant parfois de jouer la comédie

Je suis comme tout le monde, j’ai besoin d’amour
Beaucoup (peut-être même encore plus)
Mais j’envisage pas de l’avouer
Et je te conseille de pas cafeter
De toute manière, l’amour, je sais pas y répondre
C’est un langage qui ne m’est pas familier
 


Lundi 14 décembre 2015

Les bouts d'enfance

Un jour j'ai pas dormi de la nuit
et le lit me dévorait
et les murs resserraient leur étreinte vicieuse
l'impression qu'on m'avait renvoyée
dans ma peau d'il y a une poussière de décénies
les bruits de pas étouffés dans le sombre du couloir
la porte de ma chambre qui s'ouvre doucement en grinçant
et mon corps qui se pétrifie
se prépare à un assaut
dont on ne peut ressortir vainqueur

je participe présent au passé
conditionnelle, la liberté
je ne sais pas ce que ça fait de se sentir pur

Un jour, j'ai pas dormi de la nuit
et j'ai demandé au marchand de sable
s'il voulait bien m'aider à retrouver
même juste le temps d'un songe
ces bouts d'enfance qu'on m'a volé
 


Dimanche 13 décembre 2015

L'humeur du dimanche : repartir de zéro


 


Samedi 12 décembre 2015

Laisser sécher les humeurs à l’air libre

Le jour où ça bascule
je prends un bain
laisse dégorger les couleurs
me pends à la corde à linge
paysage cul par-dessus tête
et j’égoutte mes pensées

 


Vendredi 11 décembre 2015

Meubler une insomnie

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
c’était pas la faute au fantôme en dessous de mon lit
non, lui il cherchait juste un peu de compagnie
j’étais pas contre
mais un gars qu’a l’éternité devant lui, c’est un peu inquiétant
il s’est glissé sous les draps sans faire un pli
   Je m'présente, je m'appelle Henri
   J'voudrais bien réussir ma vie, être aimé
un gars qu’a l’éternité devant lui sans le savoir
qu’est-ce qu’on peut lui dire ?
je ne voulais pas lui saper le moral et puis
moi aussi je suis un peu morte en dedans

Débraye, passe la seconde
Mets ton clignotant
insère-toi dans la circulation sanguine

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
C’est pas toujours facile de meubler une insomnie
Faudrait que je demande conseil à Sophie
Elle a le sens pratique
Quand elle déprime, elle fait du shopping
Elle n’est pas compliquée, Sophie
Ce qui ne veut pas dire qu’elle soit une fille facile
Au contraire
Elle consomme avec modération
Et jamais devant les enfants

Te laisse pas impressionner, occupe le terrain de la nuit blanche
enferme ton désarroi dans le tiroir d’un jour ouvrable
planque ton cœur dans la manche d’un habit du dimanche
demain, tout ira bien, surtout de loin
 

 


Jeudi 10 décembre 2015

Mot barré #39

 


Mardi 8 décembre 2015

Le bon pinard

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
De toute manière, j’avais décidé d’arrêter de rêver
Parce que, tu ne me feras pas croire le contraire
Les rêves c’est comme le bon pinard
On y prend goût trop facilement
Et j’ai pas les moyens
Et j’ai pas l’envergure
Et j’ai pas le cœur à
(le cœur à tes pieds ?)
Ouais, je sais, on dirait un paillasson usé

Les proverbes, faut s’en méfier
Ils ont souvent un sens caché
Mais ils ne révèlent aucun secret

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Et j’en suis pas sortie grandie
On aurait même dit que j’avais rétréci
Quand j’étais môme, on me disait « persévère »
Et comment on pouvait savoir que j’avais un père sévère ?
Parce qu’il savait s’y prendre, le bougre
Il ne laissait des traces qu’aux endroits invisibles
 


Lundi 7 décembre 2015

Mot barré #38

 


Dimanche 6 décembre 2015

L'humeur du dimanche : Aller de l'avant


[Blast, Manu Larcenet]

 


Samedi 5 décembre 2015

Mot barré #37


 


Vendredi 4 décembre 2015

A l'ouest

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Pourtant le vent avait fini par se taire
Non, je crois que le bruit venait d’ailleurs
De l’intérieur (de moi ?)
Je ne sais pas
Suis-je hermétique aux sentiments ?
Parfois, j’aimerais
Parfois j’aime
et je me dis non
je dis « ta gueule » à mon coeur
je cire mes souliers
pour qu’on ne remarque pas que mes yeux brillent

Faudrait que je fasse des listes de nuits blanches
Que je les range par ordre croissant
Que je trouve un moyen de remplir l’espace vacant
Entre toi et moi

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Mais j’ai pas vu les dernières feuilles tomber
Quand le jour s’est levé
L’arbre était nu
Moi pas
Jamais
Ou alors juste de temps en temps
Sous une chemise blanche un peu froissée
Mais seulement les après-midi aux volets clos

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Le soleil s’est levé quand même, à l’est, comme d’habitude
J’étais un peu à l’ouest

 


Jeudi 3 décembre 2015

En banlieue des sentiments

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Alors je me suis dit
Et si je laissais tomber ?
Et si j’arrêtais de me battre ?
Suffirait d’enfiler
un vieux peignoir et une bonne petite dépression
Le gris, c’est tendance, il paraît
Allez, souris !
Je peux pas, j’ai sommeil
J’ai le soleil en ligne de mire
Qui cherche à dissiper les tracas du ciel
Viens pas saloper le paysage, bordel !

Faut respecter la posologie des sentiments
(un surdosage peut être fatal)
Sans compter les risques d’addiction

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Mais la nuit s’en moquait
Elle est venue puis repartie aux horaires habituels
L’ordre des choses est important
Surtout quand j’ai le désordre qui déborde
Je fais des efforts de nostalgie
Ce n’est pas toujours facile de regretter le passé
Les joies de l’enfance
Laisse tomber, ça sonne faux !
Quand je déprime, je m’enferme aux cabinets
Je cherche la paix
Je constipe les idées noires

C’est décidé, je me taille en banlieue des sentiments
Coeur en béton armé de bonnes intentions
Trente étages minimum hébergeant mes amours fauchées
 


Mercredi 2 décembre 2015

Petit traité de jardinage

Il y a des rêves que je n’ai pas encore rêvés
et je me demande parfois s’ils existent
quelque part en moi
comme des graines en sommeil
qu’un climat favorable pourrait
peut-être
faire germer
 


Lundi 30 novembre 2015

Mot Barré #36


Dimanche 29 novembre 2015

L'humeur du dimanche : libre


[Photo Marlene T., Grenoble février 2013]
 


Samedi 28 novembre 2015

La dame en robe de chambre
 

La dame en robe de chambre accoudée à la fenêtre d’un grand immeuble avec vue sur le centre commercial, avec sa cigarette, avec son regard doucement posé sur les mômes qui jouent dans un carré de gazon miteux, la dame en robe de chambre accoudée à la fenêtre avec sa fatigue digne et sa couronne de bigoudis semble veiller sur un royaume qui n’appartient qu’à elle. [Les Gens]
 


Vendredi 27 novembre 2015

Comme maman

Dix-sept ans, comme maman
dix-sept ans, moi aussi j'ai
un accident dans le ventre
dix-sept ans et aujourd’hui
les temps ont changé
j’ai le choix
je peux effacer l’ardoise
réparer les dégâts
nettoyer
vider
dix-sept ans, comme maman
j’essaie de tuer l’accident
mais moi j’y arrive
mais moi on m’aide
mais moi c’est légale
maman est un peu contrariée
je le vois
parce que
son accident à elle est toujours là
son accident c’est moi
un accident dans un accident
ça ressemble à quoi ?
dix-sept ans et pas comme maman
mon ventre vidé
nettoyé
karcher
broyé
je viens de suicider mes entrailles
et mon cœur
et mon âme
c’est légal
dix-sept ans et maman me dit que
j’ai fait le bon choix
son choix à elle
par procuration
 


Mercredi 25 novembre 2015

Sous vide
 

Comment poser des mots sur ce rien sur ce vide qui m’envahit parfois quand tout le reste devient insurmontable, même mettre un pied devant l’autre est impossible, sourire parler manger dormir est impossible, plus rien, juste ce vide qui remplit tout l’espace et étouffe le reste, un grand vide apaisant mais inquiétant aussi, sous-vide en sachet, ma peau par-dessus du rien, je ne maitrise plus rien, je ne suis plus rien, très bien, je sais faire avec et je sais que ce grand vide est nécessaire pour reprendre mon souffle, pour retrouver la force de faire face au quotidien, aux jours d’un pied devant l’autre, aux jours parfois cruels, aux jours ordinaires où il s’agit de sourire parler manger dormir à peu près comme tout le monde. Je voudrais être comme tout le monde. Parfois je parviens à faire semblant.
 


Mardi 24 novembre 2015

Un jour, j’ai pas dormi de la nuit


Un jour j’ai pas dormi de la nuit
je t’ai regardé respirer
ton visage dans le sommeil
et la pénombre qui caressait ton profil

Dans le blanc des draps
tout à l’heure
un big bang venait de donner naissance
à un nouvel univers

Un monde inconnu
une langue inconnue
parler ta langue dans ma bouche
communiquer en langue des signes

Un jour j’ai pas dormi de la nuit
et ça ne m’a pas empêché de rêver
 


Dimanche 22 novembre 2015

L'humeur du dimanche : (presque) impudique


 


Samedi 21 novembre 2015

ZAL

Aujourd'hui, à partir de 14h30, une brassée de diseurs de mots, un bouquets aux couleurs variées, à écouter jusqu'au soir dans le ventre de la salle Pétrarque. Montpellier, prépare toi à vibrer !


Vendredi 20 novembre 2015

Mot barré #35


Jeudi 19 novembre 2015

Renaître de tes cendres

Certains voyages ne peuvent se satisfaire de l’immobilité. Je dois partir, voguer, dériver. Et tant pis pour les tempêtes. Je vais à ta recherche ou peut-être à la mienne. Il y a si longtemps que je me suis perdue de vue. La réalité de mes contours comme dissoute. Ce drôle d’habit de chair semble me laisser nue. J’existe sans exister tout à fait. Comme si la vie ne me tenait plus dans ses bras. J’aimerais fleurir de nouveau en marchant dans tes pas, reprendre forme humaine, renaître de tes cendres. [extrait]

 


Mardi 17 novembre 2015

J'emmerde la théorie

Les faits sont des situations
qui auraient très bien pu
ne jamais se produire
 


Lundi 16 novembre 2015

Envie

On s’embrassera encore, tu sais
malgré le feu, le sang, la rage du monde
malgré la poussière qui se dépose
parfois un peu trop vite
sur les paupières
On sèmera des fleurs encore
on s’aimera encore plus fort
le coeur est fait pour ça
tant qu’il bat
tant qu’on est
envie

 


Dimanche 15 novembre 2015

L'humeur du dimanche : tous les autres jours


 


Samedi 14 novembre 2015

Les dingues et les paumés


 


Jeudi 12 novembre 2015

Mot barré #34


Mardi 10 novembre 2015

Dédramatiser

Le coeur bat
Ça va
Il sait encore s’y prendre
Le reste suivra

 


Lundi 9 novembre 2015

Mot barré #33


Dimanche 8 novembre 2015

L'humeur du dimanche : l'importance des ratures

 


Vendredi 6 novembre 2015

Le pédalo Ivre (éditions)...

...parce qu'il le vaut bien


 


Jeudi 5 novembre 2015

Mot barré #32


Mercredi 4 novembre 2015

Samedi 21 novembre, rdv à la ZAL de Montpellier

Allez, viens, ce sera bien...

et il y aura au menu:

INTERVENTIONS SCÉNIQUES : MARIANNE DESROZIERS (Ligie in Wonderland), SERGE CAZENAVE (lecture irrémédiablement noire), PATRICE MALTAVERNE (Poésie en rage), MARLENE TISSOT (Poésie LO-Fi), XAVIER BONNIN (Prose poétique contemporaine), EUONIMUS BLUE (Poetic-resistance), GUILLONNE BALAGUER (Lecture noise bucolique), YVES ARTUFEL (Condensé éditorial), NATYOT (Lecture performée), FELIX JOUSSERAND (Performance), LAURA VAZQUEZ (Lecture performée), GROG (Scènes de rimes), MUERTO COCO (Lecture politiques), CHRISTOPHE SIEBERT (Lecture-drone), CONNASSE (Live romantique)

IMPLANTATION LITTÉRAIRE : Éditions de L’ABAT-JOUR, Éditions GROS TEXTES, Éditions VENUS D’AILLEURS, Éditions L’ARACHNOÏDE, Éditions LE CITRON GARE / Poézine TRACTION-BRABANT, Revue M.U.S.C.L.E, Galerie LE MAT

GOURMANDISES : Domaine de Mère Nature (vin rouge), La Ferme Marine (meilleures huitres du monde + Muscat sec), Quickie Squeezi Bar (tarte des copines, boissons, cocktail time)

(pour le programme détaillé, clique sur le flyer)
 


Mardi 3 Novembre 2015

Larguer les amarres

On aurait pu prendre un train
n’importe quel train
du moment qu’il longeait
des fossés
assez profonds
pour y jeter notre désespoir

On aurait pu dérailler
quitter le droit chemin
semer le passé crasseux
larguer les âmes
marre !

Mais on est juste resté là
à se faire croire que
tout allait bien
 


Lundi 2 Novembre 2015

"Sous les fleurs de la tapisserie"

Une chouette chronique par Jean-Claude Touzeil. Un immense merci à lui !
"Eh ! bien, ce livre, c’est du tout bon ! De la poésie résolument vivante ! Une large palette qui fait le grand écart entre la petite fille : « on dirait que j’ai sept ans pour l’éternité » et la femme d’aujourd’hui, laquelle se refuse à « égrener le temps qui passe. » Une écriture franche, directe, qui nous bouscule parfois, mais qui ne s’interdit ni la tendresse ni les pointes d’humour. Un regard subtilement féminin posé sur le monde. Un flirt permanent entre rêve et réalité, comme dans « Script : Les jours où je ne / comprends plus rien / je me dis / peut-être qu’on vit tous / dans une série télé / peut-être que j’ai juste / oublié d’apprendre / mes répliques / peut-être que je suis / restée coincée dans la coupure pub. » [...]
Lire la suite ICI

 


Dimanche 1er novembre 2015

L'humeur du dimanche : s'exercer à la méthode Coué


[source image ici]
 


Samedi 31 octobre 2015

J’emmerde la conjugaison [new]

La réalité s’écrit
à l’imparfait
du subjectif
 


Vendredi 30 octobre 2015

"The story of my innocence is brief"*

in "Redeemed" by Lou Barlow
*[L'histoire de mon innocence est brève]

 


Jeudi 29 octobre 2015

Mot barré #31


Mercredi 28 octobre 2015

Lou Barlow

Ça me fait souvent ça quand le ciel est bas, comme un drap gris posé à la cime des arbres. Ça me fait souvent ça quand on dirait qu’il va pleuvoir. J’ai l’impression que je vais pleuvoir aussi, mais c’est juste une petite mélancolie soyeuse qui te glisse dans le ventre, une mélancolie du genre qu’on pose avec son cul sur un tapis épais devant un bon vieux feu de bois en écoutant une musique âpre et douce.

Alors j’ai mis deux trois buches à flamber et le dernier Lou Barlow sur la platine. De l’autre côté de la fenêtre, le ciel pouvait se casser la gueule s’il voulait, j’ai laissé la voix de Lou glisser contre l’épaule de ma mélancolie. Ils étaient beaux ensemble avec leur allure un peu bancale, mal fagotée, fragilement décontractée. Ça ressemblait à une scène romantique dans une cabane en rondin au fin fond du grand ouest Américain. [Lire la suite chez Casbah]


 


Mardi 27 octobre 2015

Devenir une tombe
(et le cadavre qui l'habite)


Se taire est
facile à apprendre
la fermer
la boucler
devenir une tombe
ne pas cafeter
garder tout ça secret
et
arrive le moment

il n’est plus possible
de dire
quoi que ce soit

 


Lundi 26 octobre 2015

Mot barré #30


Dimanche 25 octobre 2015

L'humeur du dimanche : Wild things

["Where the wild things are", Maurice Sendak]
 


Samedi 24 octobre 2015

Pieds nus sur le carrelage

Les bruits de l’ordinaire
qu’on finit par ne plus entendre
le feutré de tes pieds nus sur le carrelage
quand tu te lèves la nuit pour
te servir un verre d’eau
la tuyauterie qui cogne dans les murs
comme mon cœur dans sa boite de viande
qui cogne et cogne encore
même quand l’eau a fini de couler
qui cogne et cogne encore
même quand je n’ai plus aucune
raison d’avoir peur
    tu n’es pas lui
mais il faudra que je te raconte un jour
qu’il se levait lui aussi la nuit
pieds nus sur le carrelage
pour se servir un verre d’eau avant
de venir transformer ma chambre
en cauchemar
 


Vendredi 23 octobre 2015

J’emmerde le bon vieux temps [New]

Lorsque l’innocence a fané
récoltez-en quelques graines
à semer la saison prochaine

 


Jeudi 22 octobre 2015

Mot barré #29


Mercredi 21 octobre 2015

Mot barré #28


Mardi 20 octobre 2015


Dériver

J’ai les pensées sur l’eau. Une mer démontée.
Dériver. Ce serait comme errer sur un sol mouvant et bien décidé à m’avaler.
Je tente de nager dans les vagues du souvenir de toi.
Le corps de mes pensées ne sait plus flotter comme autrefois.
[Extrait]
 


Lundi 19 octobre 2015

Mot barré #27


Le Poing

 

N'hésite pas à aller faire un tour sur ce chouette journal indépendant basé à Montpellier ! Tu y découvriras plein de choses et même de chouettes playlists poétiques.

 


Dimanche 18 octobre 2015

L'humeur du dimanche : La puissance délicate de l'ordinaire


[Sommes nous assez fort pour l'amour ordinaire ?]
 


Samedi 17 octobre 2015

Le trou

Une pièce manquante
dans un puzzle
ça fait un trou dans le paysage

Est-ce que pour les souvenirs
c’est pareil ?

S’il m’en manque un morceau
est-ce que ça fait un trou
dans l’image que j’ai de moi ?
 


Vendredi 16 octobre 2015

Douce persévérance

Au bras de fer
avec le bitume
il arrive
que ce soit
le pissenlit
qui gagne
 


Lundi 12 octobre 2015

Mot barré #26


Dimanche 11 octobre 2015

L'humeur du dimanche : se jeter à l'eau


[Source image ICI]
 


Samedi 10 octobre 2015

Cabaret Poétique

On n'oublie pas, demain à Lyon, à partir de 17h, ça se passe au Périscope, le Cabaret Poétique animé par sir Frédérick Houdaer !


 


Mercredi 7 octobre 2015

Mot barré #25


Mardi 6 octobre 2015

The Baron Four

Pour remédier au coup de mou de l’automne et des petits matins frais qui te forcent à glisser ton corps encore bronzé dans des pulls qui grattent et des pantalons qui engoncent, le meilleur remède est sans doute de t’envoyer quotidiennement une bonne dose d’énergie musicale.
Et ça tombe bien, le quatuor british The Baron Four nous gratifie d’un troisième single, une pépite explosive de rock garage lo-fi aux délicieux arômes sixties. [...]
[Lire la suite de la chronique chez Casbah Records]
[Ecouter The Baron Four sur Bandcamp]
 


Lundi 5 octobre 2015

Oxyde

C’est mon histoire
qui voyage
mais pas moi
comme si j’avais
le corps coincé
quelque part
dans le grincement
d’un vieux rouage
 


Dimanche 4 octobre 2015

L'humeur du dimanche : Lâcher prise


[Source image ici]
 


Samedi 3 octobre 2015

J'emmerde le pragmatisme [new]

Est-ce que les racines
pourrissent dans le
terre-à-terre ?
 


Vendredi 2 octobre 2015

Mot barré #24


Jeudi 1er octobre 2015

Un peu plus loin sur le chemin d'octobre

Le 10 octobre, le n°7 de la revue Banzaï fait sa sortie Maison pour tous Voltaire de Montpellier à partir de 14h (avec des ateliers sérigraphie, fresque, paper toys, badges...). Je ne pourrai malheureusement pas m'y rendre, mais je suis very very happy d'être dans les pages de cette chouette revue !
 

Le 11 octobre, le Cabaret Poétique Lyonnais rouvre ses portes pour une nouvelle saison et j'y lirai des extraits de "Histoires (presque) vraies" paru aux éditions du Pédalo Ivre.

 


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