Marlène TISSOT est venue au monde inopinément. A
cherché un bon bout de temps avant de découvrir qu'il n'y avait pas de mode d'emploi.
Sait dorénavant que c'est normal si elle n'y comprend rien à rien. Raconte des histoires depuis qu'elle a dix-ans-et-demi et
capture des images depuis qu'elle a eu de quoi s'acheter un appareil. Ne croit en rien, surtout pas en elle, mais
sait mettre un pied devant l'autre et se brosser les dents. Ecrira un jour l'odyssée du joueur de loto sur
fond de crise monétaire (en trois mille vers) mais préfère pour l'instant se consacrer à des
sujets un peu moins osés.
PS
: J'ai aussi un petit oiseau bleu, pas du genre qui palpite dans la cage
thoracique, mais du genre que je nourris assez peu, du genre qui fait un peu
ce qu'il veut, il n'est pas dans une cage et les fils à la patte, c'est pas mon truc... N'empêche, j'ai un
petit oiseau bleu.
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Et la pénombre n’arrêtait pas d’enfler
Je crois que j’avais épuisé la lumière avec mes conneries
Même l’interrupteur refusait de pencher de mon côté
Peut-être que mon avenir est coincé dans un fortune cookie
Quelqu’un a raturé les lignes de ma main
Demain est un nouveau départ
On ne sait jamais trop où ça mène, les départs
Et je ne parle pas de destination, non
Plutôt de transport, d’émotion
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Et pourtant, je rêvais de train
Je m’inventais un chemin de faire
Probable que je déraillais
Reste pas planté là, j’ai dit à mon rêve qui prenait racine
Il y a des moments où il faut savoir éclore une conversation
Laisser germer les sentiments à prise rapide
Il parait que l’espoir peut fleurir plusieurs fois
J’invente rien
Je laisse juste la nuit me redessiner
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Mais la nuit s’en moquait
Peut-être même qu’elle se payait ma tête
J’en sais rien
Les volets étaient fermés, j’ai ouvert un livre
Il s’y passait des choses plus ou moins explicites
Entre un homme et une femme
J’ai décidé de rester de marbre
Les mots ne me faisaient ni chaud ni froid
Moi, tu vois, l’amour, j’y crois pas
Et puis, de toute manière, embrasser, j’aime pas ça
Enfin, c’est ce que je pensais avant que tu me prêtes tes lèvres
Il y a toujours un virage dans les livres
Un moment où on pense : C’est bon, j’ai pigé où tu comptes m’emmener Si l’auteur n’est pas trop con, on fait fausse route
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Mais j’ai pas terminé le livre
Je l’ai refermé à la page deux-cent-quarante-et-un
(la dernière page ornée d’un nombre premier)
Je sais, c’est con mes petites manies de compteuse
Il y en a qui disent que je suis dérangée
Pourtant, j’ai tout tenté pour me ranger
J’ai appliqué le programme à la lettre
Boulot mariage enfant, le tiercé dans l’ordre
Rien à faire, c’est toujours le foutoir Et tes désirs, on en parle ? Pas la peine, là aussi c’est désordre
Dimanche 27 décembre 2015
L'humeur du dimanche : Demain sera léger
Samedi 26 décembre 2015
Mot
barré #41
Vendredi 25 décembre 2015
J'emmerde les files indiennes [new]
Parfois
je suis
du verbe suivre plus que
du verbe être
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Il y avait les craquements de vinyle du disque monde rayé
Ou peut-être juste le bruit du vent qui balaie les étoiles
Difficile à dire
Ça se passait de l’autre côté des volets, hors de portée
J’aurais pu me lever, ouvrir en grand, vérifier
Mais les draps me retenaient
J’étais coincée là, comme le chat de Schrödinger dans sa boîte
Vivante et morte à la fois
Parfois, j’ai peur de devenir aveugle du coeur
Le jour, c’est plus facile
Quand tout ce qui brille est dehors
Je cache mon amour dans la lumière
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Je faisais des puzzles avec les souvenirs
Pas toujours évident de se faire à l’idée d’être soi
La vie, c’est pas que ça, il faut savoir fermer les yeux
Laisser assez de place à l’imagination
Par exemple là, tu vois, je dessine l’aube sous mes paupières
On dirait que les nuages accélèrent
Je passe en pilote automatique
Quand on a l’envergure d’un insecte faut savoir rester prudent
Mardi 22 décembre 2015
MGv2
Publishing
Dans la série X &
Compagnie, je fais aussi mon petit numéro pour un recueil compilant
des écritures d'auteures qui me touchent, d'auteures de caractères,
d'auteures talentueuses, d'auteures aux univers variés et forts. Le
numéro peut être commandé ICI (et pour ceux qui, comme moi, trouvent que les frais
de port imposés par la plateforme Lulu sont abusifs, revenez de temps en
temps, j'annoncerai quand il y aura des codes promo pour commander sans
frais de port)
Lundi 21 décembre 2015
La
chute
En sursis
comme une feuille
dans l’automne naissant
pas encore détachée mais
tremblante déjà
à l’idée de la chute et
quand je tremble dans tes bras
c’est parce que je n’y suis plus tout à fait
c’est parce que je me prépare à tomber
de haut
Dimanche 20 décembre 2015
L'humeur du dimanche : ne plus oublier
[Les Ateliers du Hanneton, Charpey, photo Marlene T.]
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
La couverture valsait et l’hiver hésitait à venir
J’aurais pu dégivrer mon frigo
Digérer les paroles de trop
Souvent, je vais au plus simple : j’attends que le vent tourne
Comme n’importe quelle éternité, l’enfer se mérite
Je suis mal répartie
Question de dosage des ingrédients
Trop de ceci, pas assez de cela
On fait avec, on fait sans blanc
J’accuse le coup
J’accuse tous les coups (c’est permis)
Il faut bien trouver des coupables
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Ça commençait à me fatiguer sérieusement
Il était temps d’expérimenter de nouvelles formes d’insomnie
Passer en revue les maladies
Au commencement de la vie, j’ai eu le cancer de l’amour propre
Une ablation de l’égo, c’est pas mortel, mais après ça penche un peu
La géométrie, c’est du sérieux
Une hypoténuse sans angle droit, c’est juste un trait tiré
Je fais des math quand je m’ennuie
Mais la nuit, je n’y arrive pas
Trop d’inconnues dans les équations
Si personne ne trouve la solution, je vais rester là bêtement
Coincée entre hier et demain
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Et je crois que la lune était pleine
A moins que ce ne fut moi
Faut pas tout mélanger
Il y a un ordre à respecter
Comme pour la mayonnaise, sinon, ça ne prend pas
On ne m’y reprendra pas !
C’est ce que je me dis à chaque fois
En fait, tu vois, il n’y a pas que la nuit que je mens
Mais faudrait voir à pas confondre éthylisme et Attila, hein !
Moi je ne fais de mal à personne
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Et il y a eu le bruit des vagues
Mais c’est parce que je venais de tirer la chasse
On n’est pas allé voir la mer, tu te rappelles ?
C’est con de se souvenir des choses qu’on n’a pas faites
Remarque, le reste, je m’en souviens aussi
Et forcément, quand je pense au futur, je perds un peu le Nord
A rêver comme une idiote de ta fenêtre plein Est
Il suffit de pas grand-chose pour se noyer, et pourtant je sais nager
Tu es peut-être trop profond pour moi
Je perds pied
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Et j’aurais pu en profiter pour m’épiler les sourcils
Rétablir un peu la symétrie
Même si c’est pas ça qui m’aurait rendue moins bancale
T’approche pas trop, je suis casse-gueule
C’est dangereux
Attention chute de pierres
J’ai jamais supporté les convois d’anges heureux
La banderole scotchée sur la lunette arrière et
La moumoute sur le volant des R12
Les jeunes mariés
Les amoureux
Je trouve ça plutôt vulgaire
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Mais ça m’empêchait pas d’avoir les idées claires
Pas lumineuses, non
Juste limpides
Comme un grand verre d’honnêteté
Et j’ai bien dû reconnaitre que, bordel
C’est fatiguant parfois de jouer la comédie
Je suis comme tout le monde, j’ai besoin d’amour
Beaucoup (peut-être même encore plus)
Mais j’envisage pas de l’avouer
Et je te conseille de pas cafeter
De toute manière, l’amour, je sais pas y répondre
C’est un langage qui ne m’est pas familier
Un jour
j'ai pas dormi de la nuit
et le lit me dévorait
et les murs resserraient leur étreinte vicieuse
l'impression qu'on m'avait renvoyée
dans ma peau d'il y a une poussière de décénies
les bruits de pas étouffés dans le sombre du couloir
la porte de ma chambre qui s'ouvre doucement en grinçant
et mon corps qui se pétrifie
se prépare à un assaut
dont on ne peut ressortir vainqueur
je
participe présent au passé
conditionnelle, la liberté
je ne sais pas ce que ça fait de se sentir pur
Un jour, j'ai pas dormi de la nuit
et j'ai demandé au marchand de sable
s'il voulait bien m'aider à retrouver
même juste le temps d'un songe
ces bouts d'enfance qu'on m'a volé
Un
jour, j’ai pas dormi de la nuit
c’était pas la faute au fantôme en dessous de mon lit
non, lui il cherchait juste un peu de compagnie
j’étais pas contre
mais un gars qu’a l’éternité devant lui, c’est un peu inquiétant
il s’est glissé sous les draps sans faire un pli Je m'présente, je m'appelle Henri
J'voudrais bien réussir ma vie, être aimé un gars qu’a l’éternité devant lui sans le savoir
qu’est-ce qu’on peut lui dire ?
je ne voulais pas lui saper le moral et puis
moi aussi je suis un peu morte en dedans
Débraye, passe la seconde
Mets ton clignotant
insère-toi dans la circulation sanguine
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
C’est pas toujours facile de meubler une insomnie
Faudrait que je demande conseil à Sophie
Elle a le sens pratique
Quand elle déprime, elle fait du shopping
Elle n’est pas compliquée, Sophie
Ce qui ne veut pas dire qu’elle soit une fille facile
Au contraire
Elle consomme avec modération
Et jamais devant les enfants
Te laisse pas impressionner, occupe le terrain de la nuit blanche
enferme ton désarroi dans le tiroir d’un jour ouvrable
planque ton cœur dans la manche d’un habit du dimanche
demain, tout ira bien, surtout de loin
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
De toute manière, j’avais décidé d’arrêter de rêver
Parce que, tu ne me feras pas croire le contraire
Les rêves c’est comme le bon pinard
On y prend goût trop facilement
Et j’ai pas les moyens
Et j’ai pas l’envergure
Et j’ai pas le cœur à
(le cœur à tes pieds ?)
Ouais, je sais, on dirait un paillasson usé
Les proverbes, faut s’en méfier
Ils ont souvent un sens caché
Mais ils ne révèlent aucun secret
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Et j’en suis pas sortie grandie
On aurait même dit que j’avais rétréci
Quand j’étais môme, on me disait « persévère »
Et comment on pouvait savoir que j’avais un père sévère ?
Parce qu’il savait s’y prendre, le bougre
Il ne laissait des traces qu’aux endroits invisibles
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Pourtant le vent avait fini par se taire
Non, je crois que le bruit venait d’ailleurs
De l’intérieur (de moi ?)
Je ne sais pas
Suis-je hermétique aux sentiments ?
Parfois, j’aimerais
Parfois j’aime
et je me dis non
je dis « ta gueule » à mon coeur
je cire mes souliers
pour qu’on ne remarque pas que mes yeux brillent
Faudrait que je fasse des listes de nuits blanches
Que je les range par ordre croissant
Que je trouve un moyen de remplir l’espace vacant
Entre toi et moi
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Mais j’ai pas vu les dernières feuilles tomber
Quand le jour s’est levé
L’arbre était nu
Moi pas
Jamais
Ou alors juste de temps en temps
Sous une chemise blanche un peu froissée
Mais seulement les après-midi aux volets clos
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Le soleil s’est levé quand même, à l’est, comme d’habitude
J’étais un peu à l’ouest
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Alors je me suis dit
Et si je laissais tomber ?
Et si j’arrêtais de me battre ?
Suffirait d’enfiler
un vieux peignoir et une bonne petite dépression
Le gris, c’est tendance, il paraît Allez, souris ! Je peux pas, j’ai sommeil
J’ai le soleil en ligne de mire
Qui cherche à dissiper les tracas du ciel Viens pas saloper le paysage, bordel !
Faut respecter la posologie des sentiments
(un surdosage peut être fatal)
Sans compter les risques d’addiction
Un jour, j’ai pas dormi de la nuit
Mais la nuit s’en moquait
Elle est venue puis repartie aux horaires habituels
L’ordre des choses est important
Surtout quand j’ai le désordre qui déborde
Je fais des efforts de nostalgie
Ce n’est pas toujours facile de regretter le passé
Les joies de l’enfance Laisse tomber, ça sonne faux ! Quand je déprime, je m’enferme aux cabinets
Je cherche la paix
Je constipe les idées noires
C’est décidé, je me taille en banlieue des sentiments
Coeur en béton armé de bonnes intentions
Trente étages minimum hébergeant mes amours fauchées
Il y a des rêves que je n’ai pas encore rêvés
et je me demande parfois s’ils existent
quelque part en moi
comme des graines en sommeil
qu’un climat favorable pourrait
peut-être
faire germer
Lundi 30 novembre 2015
Mot
Barré #36
Dimanche 29 novembre 2015
L'humeur du dimanche : libre
[Photo Marlene T., Grenoble février 2013]
Samedi 28 novembre 2015
La dame en robe
de chambre
La dame en robe de chambre accoudée à la
fenêtre d’un grand immeuble avec vue sur le centre commercial,
avec sa cigarette, avec son regard doucement posé sur les mômes
qui jouent dans un carré de gazon miteux, la dame en robe de
chambre accoudée à la fenêtre avec sa fatigue digne et sa
couronne de bigoudis semble veiller sur un royaume qui
n’appartient qu’à elle. [Les Gens]
Dix-sept ans, comme maman
dix-sept ans, moi aussi j'ai
un accident dans le ventre
dix-sept ans et aujourd’hui
les temps ont changé
j’ai le choix
je peux effacer l’ardoise
réparer les dégâts
nettoyer
vider
dix-sept ans, comme maman
j’essaie de tuer l’accident
mais moi j’y arrive
mais moi on m’aide
mais moi c’est légale
maman est un peu contrariée
je le vois
parce que
son accident à elle est toujours là
son accident c’est moi
un accident dans un accident
ça ressemble à quoi ?
dix-sept ans et pas comme maman
mon ventre vidé
nettoyé
karcher
broyé
je viens de suicider mes entrailles
et mon cœur
et mon âme
c’est légal
dix-sept ans et maman me dit que
j’ai fait le bon choix
son choix à elle
par procuration
Comment poser des mots sur ce rien sur ce
vide qui m’envahit parfois quand tout le reste devient
insurmontable, même mettre un pied devant l’autre est
impossible, sourire parler manger dormir est impossible, plus
rien, juste ce vide qui remplit tout l’espace et étouffe le
reste, un grand vide apaisant mais inquiétant aussi, sous-vide
en sachet, ma peau par-dessus du rien, je ne maitrise plus rien,
je ne suis plus rien, très bien, je sais faire avec et je sais
que ce grand vide est nécessaire pour reprendre mon souffle,
pour retrouver la force de faire face au quotidien, aux jours
d’un pied devant l’autre, aux jours parfois cruels, aux jours
ordinaires où il s’agit de sourire parler manger dormir à peu
près comme tout le monde. Je voudrais être comme tout le monde.
Parfois je parviens à faire semblant.
Mardi 24 novembre 2015
Un jour, j’ai pas
dormi de la nuit
Un jour j’ai pas dormi de la nuit
je t’ai regardé respirer
ton visage dans le sommeil
et la pénombre qui caressait ton profil
Dans le blanc des draps
tout à l’heure
un big bang venait de donner naissance
à un nouvel univers
Un monde inconnu
une langue inconnue
parler ta langue dans ma bouche
communiquer en langue des signes
Un jour j’ai pas dormi de la nuit
et ça ne m’a pas empêché de rêver
Dimanche 22 novembre 2015
L'humeur du dimanche : (presque) impudique
Samedi 21 novembre 2015
ZAL
Aujourd'hui, à partir de 14h30, une brassée de diseurs de mots, un
bouquets aux couleurs variées, à écouter jusqu'au soir dans le ventre de
la salle Pétrarque. Montpellier, prépare toi à vibrer !
Vendredi 20 novembre 2015
Mot
barré #35
Jeudi 19 novembre 2015
Renaître de tes cendres
Certains voyages ne
peuvent se satisfaire de l’immobilité. Je dois partir, voguer, dériver.
Et tant pis pour les tempêtes. Je vais à ta recherche ou peut-être à la
mienne. Il y a si longtemps que je me suis perdue de vue. La réalité de
mes contours comme dissoute. Ce drôle d’habit de chair semble me laisser
nue. J’existe sans exister tout à fait. Comme si la vie ne me tenait
plus dans ses bras. J’aimerais fleurir de nouveau en marchant dans tes
pas, reprendre forme humaine, renaître de tes cendres. [extrait]
Mardi 17 novembre 2015
J'emmerde la théorie
Les
faits sont des situations
qui auraient très bien pu
ne jamais se produire
Lundi 16 novembre 2015
Envie
On s’embrassera encore, tu sais
malgré le feu, le sang, la rage du monde
malgré la poussière qui se dépose
parfois un peu trop vite
sur les paupières
On sèmera des fleurs encore
on s’aimera encore plus fort
le coeur est fait pour ça
tant qu’il bat
tant qu’on est
envie
Dimanche 15 novembre 2015
L'humeur du dimanche : tous les autres jours
Samedi 14 novembre 2015
Les
dingues et les paumés
Jeudi 12 novembre 2015
Mot
barré #34
Mardi 10 novembre 2015
Dédramatiser
Le coeur bat
Ça va
Il sait encore s’y prendre
Le reste suivra
Lundi 9 novembre 2015
Mot
barré #33
Dimanche 8 novembre 2015
L'humeur du dimanche : l'importance des ratures
Vendredi 6 novembre 2015
Le
pédalo Ivre (éditions)...
...parce qu'il le vaut bien
Jeudi 5 novembre 2015
Mot
barré #32
Mercredi 4 novembre 2015
Samedi 21 novembre, rdv à la ZAL de Montpellier
Allez,
viens, ce sera bien...
et il y
aura au menu:
INTERVENTIONS
SCÉNIQUES : MARIANNE DESROZIERS (Ligie in Wonderland), SERGE
CAZENAVE (lecture irrémédiablement noire), PATRICE MALTAVERNE (Poésie en
rage), MARLENE TISSOT (Poésie LO-Fi), XAVIER BONNIN (Prose poétique
contemporaine), EUONIMUS BLUE (Poetic-resistance), GUILLONNE BALAGUER
(Lecture noise bucolique), YVES ARTUFEL (Condensé éditorial), NATYOT
(Lecture performée), FELIX JOUSSERAND (Performance), LAURA VAZQUEZ
(Lecture performée), GROG (Scènes de rimes), MUERTO COCO (Lecture
politiques), CHRISTOPHE SIEBERT (Lecture-drone), CONNASSE (Live
romantique)
IMPLANTATION LITTÉRAIRE : Éditions de L’ABAT-JOUR, Éditions GROS
TEXTES, Éditions VENUS D’AILLEURS, Éditions L’ARACHNOÏDE, Éditions LE
CITRON GARE / Poézine TRACTION-BRABANT, Revue M.U.S.C.L.E, Galerie LE
MAT
GOURMANDISES : Domaine de Mère Nature (vin rouge), La Ferme
Marine (meilleures huitres du monde + Muscat sec), Quickie Squeezi Bar
(tarte des copines, boissons, cocktail time)
On aurait pu prendre un train
n’importe quel train
du moment qu’il longeait
des fossés
assez profonds
pour y jeter notre désespoir
On aurait pu dérailler
quitter le droit chemin
semer le passé crasseux
larguer les âmes
marre !
Mais on est juste resté là
à se faire croire que
tout allait bien
Lundi 2 Novembre 2015
"Sous les fleurs de la tapisserie"
Une chouette
chronique par Jean-Claude Touzeil. Un immense merci à lui !
"Eh ! bien, ce livre, c’est du tout bon ! De la poésie résolument
vivante ! Une large palette qui fait le grand écart entre la petite
fille : « on dirait que j’ai sept ans pour l’éternité » et la
femme d’aujourd’hui, laquelle se refuse à « égrener le temps qui
passe. » Une écriture franche, directe, qui nous bouscule parfois,
mais qui ne s’interdit ni la tendresse ni les pointes d’humour. Un
regard subtilement féminin posé sur le monde. Un flirt permanent entre
rêve et réalité, comme dans « Script : Les jours où je ne / comprends
plus rien / je me dis / peut-être qu’on vit tous / dans une série télé /
peut-être que j’ai juste / oublié d’apprendre / mes répliques /
peut-être que je suis / restée coincée dans la coupure pub. » [...]
Lire la suite
ICI
Dimanche 1er novembre 2015
L'humeur du dimanche : s'exercer à la méthode Coué
Ça me fait souvent
ça quand le ciel est bas, comme un drap gris posé à la cime des arbres.
Ça me fait souvent ça quand on dirait qu’il va pleuvoir. J’ai
l’impression que je vais pleuvoir aussi, mais c’est juste une petite
mélancolie soyeuse qui te glisse dans le ventre, une mélancolie du genre
qu’on pose avec son cul sur un tapis épais devant un bon vieux feu de
bois en écoutant une musique âpre et douce.
Alors j’ai mis deux trois buches à flamber et le dernier Lou Barlow sur
la platine. De l’autre côté de la fenêtre, le ciel pouvait se casser la
gueule s’il voulait, j’ai laissé la voix de Lou glisser contre l’épaule
de ma mélancolie. Ils étaient beaux ensemble avec leur allure un peu
bancale, mal fagotée, fragilement décontractée. Ça ressemblait à une
scène romantique dans une cabane en rondin au fin fond du grand ouest
Américain. [Lire la suite chez Casbah]
Se taire est
facile à apprendre
la fermer
la boucler
devenir une tombe
ne pas cafeter
garder tout ça secret
et
arrive le moment
où
il n’est plus possible
de dire
quoi que ce soit
Les bruits de l’ordinaire
qu’on finit par ne plus entendre
le feutré de tes pieds nus sur le carrelage
quand tu te lèves la nuit pour
te servir un verre d’eau
la tuyauterie qui cogne dans les murs
comme mon cœur dans sa boite de viande
qui cogne et cogne encore
même quand l’eau a fini de couler
qui cogne et cogne encore
même quand je n’ai plus aucune
raison d’avoir peur
tu n’es pas lui
mais il faudra que je te raconte un jour
qu’il se levait lui aussi la nuit
pieds nus sur le carrelage
pour se servir un verre d’eau avant
de venir transformer ma chambre
en cauchemar
J’ai
les pensées sur l’eau. Une mer démontée.
Dériver. Ce serait comme errer sur un sol mouvant et bien décidé à
m’avaler.
Je tente de nager dans les vagues du souvenir de toi.
Le corps de mes pensées ne sait plus flotter comme autrefois.
[Extrait]
N'hésite pas à aller faire un tour sur ce chouette journal indépendant
basé à Montpellier ! Tu y découvriras plein de choses et même de
chouettes playlists poétiques.
Dimanche 18 octobre 2015
L'humeur du
dimanche : La puissance délicate de l'ordinaire
Pour remédier au
coup de mou de l’automne et des petits matins frais qui te forcent à
glisser ton corps encore bronzé dans des pulls qui grattent et des
pantalons qui engoncent, le meilleur remède est sans doute de t’envoyer
quotidiennement une bonne dose d’énergie musicale.
Et ça tombe bien, le quatuor british The Baron Four nous gratifie
d’un troisième single, une pépite explosive de rock garage lo-fi aux
délicieux arômes sixties. [...]
[Lire la suite de la chronique chez
Casbah Records]
[Ecouter The Baron Four sur Bandcamp]
Le 10 octobre, le
n°7 de la revue Banzaï
fait sa sortie Maison pour tous Voltaire de Montpellier à partir de 14h
(avec des ateliers sérigraphie, fresque, paper toys, badges...). Je ne
pourrai malheureusement pas m'y rendre, mais je suis very very happy
d'être dans les pages de cette chouette revue !
Le 11 octobre, le
Cabaret Poétique Lyonnais rouvre ses portes pour une nouvelle saison
et j'y lirai des extraits de "Histoires
(presque) vraies" paru aux éditions du Pédalo Ivre.